Le brut remonte un peu grâce à un dollar faible
Envoyé le 31 août , 2009
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Le brut remonte un peu grâce à un dollar faible
Les prix du pétrole remontaient vendredi en début d’échanges européens, profitant d’un dollar faible et malgré des craintes persistantes sur la demande, dans un marché globalement apathique en raison du manque de liquidités.
A 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre gagnait 55 cents par rapport à la clôture de mardi à 73,06 dollars, sur l’InterContinental Exchange (ICE). Le brut léger texan (WTI) pour livraison à la même échéance prenait 61 cents à 73,10 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
La veille, les prix du pétrole avaient déjà rebondi, un brusque affaiblissement du dollar renforçant l’attractivité du brut. Les cours des matières premières se montrent très sensibles ces dernières semaines à l’évolution du billet vert.
« Des marchés actions aux devises, en passant par le pétrole, il semble que le dénominateur commun des marchés soit le manque de liquidités lié aux vacances » commentait cependant Olivier Jakob, de Petromatrix, notant que le WTI avait « montré aussi peu de conviction à passer sous 70 qu’à s’élever au-dessus de 75 dollars ».
Mardi, le prix du baril avait touché 75 dollars à New York pour la première fois depuis dix mois, avant de brusquement repartir à la baisse. Les cours du pétrole ont en effet pâti de la mauvaise surprise réservée par les stocks hebdomadaires américains, se rapprochant du seuil psychologique de 70 dollars.
Après le repli spectaculaire et inattendu de la semaine passée, les réserves de brut se sont reconstituées modérément, tandis que les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) sont également repartis en hausse.
Jeudi, le brut était resté insensible à la confirmation du recul du PIB américain de 1% au deuxième trimestre, soit mieux que ce qu’attendaient les analystes, qui avaient misé sur une révision faisant apparaître une baisse du PIB de 1,5%. t un des dirigeants de la banque centrale américaine, Jeffrey Lacker, a estimé que l’économie du pays était en train de sortir de sa récession et que le trimestre en cours devrait faire apparaître une hausse de l’activité.
« Mais l’inquiétude persistante sur le tableau de l’économie mondiale est que, même s’il y a eu une amélioration de l’activité manufacturière, elle ne sera certainement pas suivie de dépenses des consommateurs » observait Olivier Jakob.
« Le problème est qu’avec des consommateurs européens déjà pourvus d’importantes réserves de fioul de chauffage et des quantités massives d’essence stockées sur mer, la seule solution serait une forte réduction du rythme des raffineries avant l’hiver » ajoutait l’analyste.
Les investisseurs guetteront vendredi les chiffres des revenus et dépenses de consommation des ménages pour juillet ainsi que la confiance des consommateurs mesurée par l’université du Michigan (chiffres définitifs pour août).
« Les investisseurs ont urgemment besoin d’un gros ouragan! » notait Olivier Jakob. Facteur de soutien saisonnier pour les cours, la période des ouragans de l’Atlantique qui s’étend de juin à novembre, n’a pas cette année connu de développement majeur. Contrairement à l’an dernier, marqué par plusieurs tempêtes tropicales importantes, aucune n’a menacé pour l’instant cette région essentielle pour l’industrie pétrolière américaine.
La dernière tempête tropicale qui s’est formée, Danny, ne devrait pas causer beaucoup de dégâts dans le golfe du Mexique, selon les prévisions des services météorologiques, mais plutôt monter vers la côte nord-est du pays, comme l’ouragan Bill la semaine dernière.
Source : Romandie
